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Les actus du web

Dominique Valck, coprésident de la Coordination Nationale des Conseils de développement a ouvert les 13e Rencontres des Conseils de développement. Retrouvez son discours introductif ci-dessous Depuis les dernières rencontres nationales de Sète en 2018, plusieurs évènements ont bousculé les  petits outils de la République que nous sommes, que sont les Conseils de  développement, dans un […]

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Présentation d'étude : Finances des EHPAD et accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie joachim.reynar… lun 06/12/2021 - 16:35
Autonomie
Citoyenneté
Recherche

Mercredi 8 décembre 2021, la Banque Postale et l’Odas présentent les résultats d’une étude menée conjointement sur la situation financière des Ehpad et l’état actuel de l’accompagnement proposé aux personnes âgées en perte d’autonomie. La publication Accès Territoires : « Les EHPAD et l’accompagnement des personnes âgées en perte d’autonomie » ambitionne ainsi d’apporter leur contribution aux débats actuels et à venir sur le grand âge.


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L’ANRU a annoncé les 25 derniers lauréats de l’appel à projets “Les Quartiers fertiles”. “Elles seront financées pour un montant total de 34 millions d’euros, dont une partie grâce à France Relance”, rappelle l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) dans son dossier de presse du 30 novembre 2021. Parmi les lauréats de cette 3ème et dernière tranche de l’appel à projet se trouve Montpellier Méditerranée Métropole. En Occitanie, Toulouse Métropole et Perpignan avaient déjà été retenues dans le cadre des deux premières tranches de l’appel à projets “Les Quartiers fertiles” .

Lire le dossier de presse

 


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Les 2 et 3 décembre, la Coordination nationale des Conseils de développement a participé aux États Généraux des pôles territoriaux et des pays (EGPP) organisés par l’Association Nationale des Pôles territoriaux et des Pays (ANPP). Dominique Valck, coprésident de l’association, est intervenu dans la table-ronde « osons faire projet de territoire, qui enchante et réenchante » pour […]

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Le 11 décembre prochain, participez à la 3e édition de la Nuit de la démocratie et des territoires organisée par les Localos et l’association LIRES. Sur le thème “démocratie et économie”, les participants échangeront autour de l’intervention de Patrick Viveret. Programme: 18h : connexion des participants 18h15: Visionnage de l’entretien vidéo réaliser par les Localos […]

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Les 9 et 10 novembre derniers, 140 participants se sont réunis à Saint-Raphaël pour les 13e Rencontres des Conseils de développement en partenariat avec Estérel Côte d’Azur Agglomération. Autour de la thématique « Le temps d’agir ensemble pour les transitions », les Conseils de développement ont partagé leurs expériences et réflexions. Mosaïque FM, radio associative […]

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La Coordination nationale des Conseils de développement (CNCD) recherche un chef de projet pour accompagner le développement d’une plateforme au service des conseils de développement et de leur collectivité de rattachement. L’observatoire territorial et citoyen est une application qui vise à rendre les données plus facilement accessibles et intelligibles aux citoyens et à la société civile, […]

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Julie Chapeau : la participation des familles en protection de l'enfance. joachim.reynar… lun 29/11/2021 - 12:51
Enfance & Famille
Décryptage/Témoignage

Julie Chapeau, chercheuse en protection de l'enfance, était invitée à l'Odas le 20 mai 2021 pour participer au comité de pilotage de la recherche-action Soutien éducatif et protection de l'enfance . Elle intervenait sur le thème de la participation des familles en protection de l'enfance. Retrouvez l'intégralité de son intervention en vidéo, dans laquelle elle aborde notamment les questions : Pourquoi et comment associer les parents aux dispositifs qui les concernent ? Existe-t-il des freins spécifiques à leur participation ? Comment les déjouer ?


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Entre 2015 et 2019, l’Unadel a écouté (et réécouté) plus de 20 territoires engagés dans une transition écologique affirmée. De ces démarches de longue haleine suivant des étapes progressives mais non linéaires, l’équipe en a extrait des enseignements permettant d’outiller de nouveaux territoires qui souhaiteraient se lancer.

Après avoir consolidé les premiers enseignements tirés de l’écoute de ces territoires, l’Unadel et ses partenaires ont souhaité cibler des éléments spécifiques qui méritaient d’être approfondis parmi les problématiques communes. Le développement de l’implication habitante identifié comme un des piliers des démarches de transition soulève la question plus précise de l’articulation entre les initiatives citoyennes et l’action publique, thème que l’Unadel a donc décidé d’interroger en 2021.

Pour en savoir plus sur les Écoutes territoriales :


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L’ANCT a soutenu une recherche-intervention de 3 ans animée par Joëlle Bordet, psycho-sociologue et auteure de nombreuses publications sur les jeunes et les politiques locales de la jeunesse. Déployée dans cinq quartiers populaires autour de la question du renforcement de l’esprit critique, cette recherche-intervention s’appuie notamment sur 350 entretiens avec des jeunes. Elle renouvelle profondément nos connaissances sur ces derniers et sur leurs représentations, en particulier leur rapport au monde et à leur environnement immédiat, l’importance des réseaux sociaux, ou la place de la religion dans leur vie.

Deux publications de l’ANCT rendent aujourd’hui compte de cette recherche-intervention :

Ces publications ont en effet vocation à inspirer élus, professionnels de la jeunesse, de l’éducation et de la politique de la ville dans la mise en place de démarches pédagogiques pertinentes en direction des jeunes dans nos territoires.


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Le ministère chargé de la Ville a annoncé la création d’un fonds de 2 millions d’euros pour « soutenir les collectifs de femmes des quartiers, souvent constitués de mères de familles, qui effectuent des missions de médiation : accompagnement des femmes isolées, rétablissement du dialogue entre les forces de l’ordre et les jeunes, occupation de l’espace public pour éloigner les trafiquants de stupéfiants, prévention de la délinquance… ». Le lancement officiel de ce fonds a été fait lundi 15 novembre 2021, au ministère de la Ville, où la ministre a réuni une cinquantaine de ces collectifs, pour « travailler à la structuration » du collectif “Gilets roses”, coordonné par une mère de famille de Corbeil-Essonnes, Fatimata Sy.
Les premières aides seront disponibles dès le début de l’année prochaine, a annoncé le gouvernement. Elles devraient aller à « 50 à 100 collectifs », sans que l’on sache encore précisément à quoi seront destinés, concrètement, ces financements.

 


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Appel à manifestation d’intérêt (AMI) porté par la Banque des Territoires et destiné aux collectivités territoriales et leurs groupements pour accompagner les TPE éloignées du numérique sur leur territoire.

Cet AMI vise à sélectionner les collectivités territoriales qui bénéficieront d’un accompagnement méthodologique entre décembre et février pour définir ou préciser leur projet en faveur de l’inclusion numérique des TPE, et qui pourront, par la suite, solliciter un financement pour le concrétiser.

Le cahier des charges de cet AMI est accessible via ce lien où est également disponible le dossier de candidature, d’une longueur de 3 pages à compléter et renvoyer d’ici le jeudi 25 novembre midi à l’adresse suivante :  inclusionnum.tpe[at]caissedesdepots.fr

Dossier de présentation de l’AMI

Dossier de candidature

En savoir plus sur le site de la Banque des Territoires


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La Journée citoyenne au Salon des maires joachim.reynar… mer 03/11/2021 - 12:37
Citoyenneté
Journée citoyenne

Depuis 2015 l’Odas soutient la Journée citoyenne. Cette action prometteuse de transformation sociale, organisée désormais par plus de 2500 communes, favorise la participation de chacun et constitue une véritable fabrique de liens sociaux.Pour soutenir cette dynamique, le Réseau Journée citoyenne, animé par l'Odas,investit le Salon des maires mercredi 17 novembre pour les "Heures citoyennes" sur les stands de ses partenaires (accès gratuit).


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« Droits de l’Enfant et Contentieux Familial », un colloque organisé par le CSEB et animé par l'Odas joachim.reynar… jeu 28/10/2021 - 15:10
Enfance & Famille
Événements

Le 22 octobre, le comité de sauvegarde de l'enfance du Bitterois organisait, au palais des congrès, une journée de réflexion et de débats sur le thème "Droit de l'enfant et contentieux familial" animée par Marie-Agnès Feret, chargée d'étude à l'Odas. Revoir le colloque en vidéo.


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A Hillion, dans les Côtes-d’Armor : retour en vidéo sur une Journée citoyenne sous le signe de la rencontre et du patrimoine joachim.reynar… jeu 28/10/2021 - 12:24
Citoyenneté
Journée citoyenne

A Hillion, commune aux deux clochers aux alentours de Saint Brieuc, se tenait le 25 Septembre 2021 la 5ème journée citoyenne de la ville. 150 habitants, de tous âges et de tous horizons se sont retrouvés autour de la vingtaine d’ateliers proposés cette année. Entre valorisation du patrimoine et changement de regard sur le handicap, revivez les meilleurs moments en vidéo…


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L’UNADEL et l’IRDSU ont le plaisir de vous présenter « Les transitions territoriales, une exigence et un défi pour les acteurs du développement territorial ». Ce document de capitalisation est issu des travaux réalisés de 2018 à 2020 dans le cadre du cycle de travail « Développement territorial, transitions et renouvellement de l’ingénierie » du Carrefour des métiers du développement territorial (CDM). Il a été rédigé par un groupe composé d’universitaires, de membres de l’UNADEL, de l’IRDSU et de partenaires (CAP RURAL, CNCD…) avec le soutien de l’ANCT.

La vocation du document est d’apporter des éclairages sur les mutations que connait le développement territorial au regard des enjeux de la transition écologique et ses incidences en termes d’ingénierie, d’évolution des politiques publiques et de compétences des développeurs. Il comprend à la fois des apports théoriques, des retours d’analyses de dynamiques territoriales de transition et des exemples de projets développés sur les territoires. Des fiches thématiques, ainsi que de nombreux liens à des documents ressources, permettent, pour ceux qui le souhaiteraient, un approfondissement des sujets abordés.

N’hésitez pas à nous faire des retours sur le contenu du document, bonne lecture !!


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Pour mettre en œuvre le principe de la co-construction dans le cadre des contrats de ville, la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014 a prévu la création des conseils citoyens composés d’un collège « habitants » et d’un collège « représentants associatifs et acteurs locaux ». Leur composition fait l’objet d’un arrêté préfectoral.

Six ans après le vote de la loi, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) a souhaité capitaliser et partager des outils méthodologiques mis en oeuvre dans les territoires au sein des conseils citoyens en proposant un guide pratique à destination des professionnels, élus et conseillers citoyens.
Ce guide a vocation à nourrir et accompagner les démarches locales, en construction ou en renouvellement. Il comprend une première partie consacrée au cadre général dans lequel s’inscrivent les conseils citoyens (textes de référence, missions, gouvernance) et une seconde partie composée de fiches pratiques.

Lire le guide


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Inscriptions (mais vite, il ne reste plus beaucoup de temps !!!)

13 et 14 octobre à Nancy et Vannes le Châtel (54)

TELECHARGER LE PROGRAMME EN PDF EN CLIQUANT ICI !

Chaque année, l’Union nationale des acteurs du développement local (Unadel) organise ses journées des territoires pour rassembler, valoriser et réfléchir ensemble aux problématiques de développement local. 

Ouvertes à tous les acteurs des territoires (associations, élus, agents, universitaires, habitants, établissements publics…) nous nous associons cette année avec le Centre européen de recherches et de formation aux arts verriers (Cerfav), et Citoyens et territoires Grand Est, pour questionner les liens entre savoir-faire, culture et développement des territoires.

Elles auront lieu les 13 et 14 octobre à Vannes-le-Châtel et Nancy et nous aurons grand plaisir à vous y accueillir.

→ Visites, conférences, spectacle, présentation d’initiatives, démonstrations, tables-rondes… et ambiance conviviale seront au rendez-vous ! 


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Initiés pendant la période du premier confinement, les “jeudis” sont des séquences de visioconférence pour échanger et réfléchir ensemble au devenir de nos territoires à partir des initiatives et des regards des acteurs.

Prochain rendez-vous :

25 novembre 2021 de 10h à 12h
(connexion dès 9h50)

Quelle ingénierie pour le(s) transition(s) ? #3

Entre expertise et animation, quels besoins d’ingénierie pour les transitions dans les territoires ?

Les enseignements tirés de diverses démarches de transition ces dernières années mettent en évidence les enjeux liés à l’ingénierie territoriale notamment la nécessité d’aller au-delà d’une ingénierie de programme afin de « mieux accompagner la montée en capacité des territoires ».

En effet, si une ingénierie technique, juridique et financière est nécessaire, l’ingénierie de développement (animation, coopération, projet) parait également incontournable pour une appropriation et une implication de la société civile et des coopérations élargies, à la hauteur des enjeux écologiques.

Comment organiser et concilier ces ingénieries ? Quelles sont les expérimentations mises en œuvre sur les territoires en la matière ? Quels sont les besoins d’ingénierie des territoires pour mener les transitions ?
 

Nous vous proposons d’échanger à ce sujet à partir :
– du travail de capitalisation réalisé dans le cadre du Carrefour des métiers du développement territorial : « Les transitions territoriales, une exigence et un défi pour les acteurs du développement territorial »
présenté par l’Unadel 
– et des enseignements issus du réseau des territoires à énergie positive Transition territoriale : un guide pour y voir plus clair / Actualités / TEPOS en France – 100 % RES (territoires-energie-positive.fr présenté par Anne AUCLAIR.


Les séquences précédentes
et leurs compte-rendus ci-dessous

Jeudi 16 septembre 2021

“Je souhaite :

  • ” une culture qui ouvre les imaginaires, et qui soit source de solutions pour l’avenir”
  • ” que la culture soit reconnue comme prioritaire, dans son rôle structurant, en lien avec la Transition, pour sortir de la crise”
  • ” nous voir entrer dans une phase d’hyper créativité”
  • ” que la question du sens soit posée, avec l’aide de philosophes, d’artistes”
  • ” une culture créatrice de lien sur les territoires”
    (propos de participants au jeudi du développement local du 14 mai 2020)

Quête de sens, lien social, culture en/de transition, construire de nouveaux imaginaires… les participants au jeudi du développement local du 14 mai 2020 portaient des ambitions fortes pour renouveler l’action culturelle territoriale. La période difficile que nous traversons et que le secteur culturel subit de plein fouet, les urgences écologiques, sociales, économiques et démocratiques amènent à nous interroger et à continuer de réfléchir ensemble à ce sujet. 

Comment faire de la culture le socle et le moteur d’une nécessaire transformation territoriale et sociétale renouvelant notre rapport au monde ? Comment raconter, écrire, penser, dessiner et imaginer… différemment ? Comment façonner le bien vivre ensemble et vivre autrement à nos échelles ? 

En partant d’enseignements à tirer des politiques culturelles territoriales pour répondre aux enjeux d’aujourd’hui, nous envisagerons ensemble comment faire territoire par un temps partagé de réflexion visant à “faire culture ensemble”. 

Jeudi 10 juin 2021

Les citoyen·nes agissent, veulent être entendu·es et dialoguer avec les instances publiques, voire contribuer à la construction de l’action publique locale et en être co-décideurs. La question de la coopération est ainsi au coeur des enjeux du développement local. C’est un atout pour construire un monde préférable à celui dans lequel nous évoluons, et il est démontré que cela renforce le système immunitaire de nos territoires et de leurs acteurs.

Mais sa pratique n’est pas sans soulever de questions : comment faire coïncider l’intérêt individuel avec l’intérêt collectif ? Quelle gouvernance; quelle organisation démocratique est la plus favorable à la gestion des communs ? Comment replacer la notion de bien-vivre ensemble au cœur des territoires ? 

Après avoir abordé la question de la coopération sous l’angle des espaces et des modalités de travail élus-citoyens (jeudi du 10 décembre 2020), des principes et des temps qui lui sont nécessaires (jeudi 15 avril 2021), l’Unadel et les réseaux du développement local vous invitent à questionner la coopération sous l’angle de la gouvernance et des postures, en partageant les expériences de Michel Briand et Tristan Réchid, praticiens et militants convaincus de la coopération et anciens élus porteurs de démarches participatives. 

Intervenants :

👉 Michel Briand : animateur de réseaux autour de l’appropriation sociale du numérique, des pratiques collaboratives de l’innovation sociale ouverte et des communs, responsable de formation à l’IMT Atlantique et animateur du site contributif innovation-pedagogique.fr. Michel Briand est ancien adjoint au maire de Brest et vice-président de Brest Métropole. 

👉  Tristan Réchid : ancien directeur de centre social, formateur en intervention sociale, formé au développement du pouvoir d’agir des habitants. Co-initiateur et co-animateur de la liste collégiale de Saillans durant les élections municipales de mars 2014, il est désormais formateur pour promouvoir l’émergence de listes participatives et accompagnateurs d’organisations dans la transformation de leur gouvernance vers un fonctionnement démocratique, participatif et vivant.

Jeudi 20 mai 2021

Le financement participatif, ou crowdfunding, peut-être un levier puissant à la disposition des territoires pour traiter les défis environnementaux, sociaux, économiques, sanitaires, etc. et pour associer les citoyens dans la durée. 

Si le financement participatif progresse partout dans notre pays (+ 62% en 2020 par rapport à 2019), il progresse davantage encore dans les collectivités rurales, comme la Corrèze et l’Ardèche qui ont choisi depuis 2015-2016 de lui consacrer un programme dédié. C’est alors un moyen très utile (et très peu coûteux pour la collectivité) pour orienter l’épargne locale vers les projets locaux et pour leur offrir des conditions favorables à leur développement.

〰 Le portail crowdfunding Corrèze
〰 Le dispositif Boost’Projets de la Corrèze
〰 L’initiative Un projet, un coup de main de l’Ardèche
〰 Le baromètre du crowdfunding en France 2020, réalisé par Mazars pour FPF
〰 Le guide « Financement participatif pour le développement des territoires »
〰 Le groupe LinkedIn « Territoires & financements innovants » pour ceux qui souhaitent échanger sur les outils de financements territoriaux

〰 Le site de Financement Participatif France
〰 Contact FPF : info@financeparticipative.org

Jeudi 15 avril 2021

De nombreux travaux montrent que la coopération est un levier majeur de développement et de résilience.

C’est un atout pour construire un monde préférable à celui dans lequel nous évoluons aujourd’hui, et il est démontré que cela renforce le système immunitaire de nos territoires et de leurs acteurs…

Séquence organisée avec l’Institut des territoires coopératifs

La présentation de l’Institut des territoires coopératifs

Retour à chaud sur la session – Mentimeter

Chat de la session

Jeudi 11 février 2021

Le dernier rapport d’Oxfam met en lumière l’aggravation des inégalités engendrées par la pandémie de Covid 19 : il pourrait falloir plus de 10 ans aux personnes les plus pauvres pour se relever des impacts économiques de la pandémie tandis que les 1000 personnes les plus riches du monde ont retrouvé leur niveau de richesse d’avant la pandémie en seulement 9 mois.

Des pertes d’emplois massives, des banques alimentaires débordées, des citoyens ultra-précaires… Au niveau mondial, l’ONU craint une rechute de 71 millions de personnes dans l’extrême pauvreté (la première augmentation depuis 1998) dans le sillon de la crise sanitaire. En France, selon les associations caritatives, depuis le début du Covid 19, un million de Français ont basculé dans la pauvreté. Ils s’ajoutent ainsi aux 9,3 millions de personnes vivant déjà au-dessous du seuil de pauvreté monétaire et ayant amené à une recrudescence des tensions sociales liées au creusement des inégalités avant même les effets de l’épidémie.

Face à cet enjeux et à l’ampleur constatée, force est de constater que les services sociaux et les associations et organisations caritatives ne peuvent pas agir seuls pour relever les défis de la lutte contre la pauvreté et les inégalités sociales et environnementales.

Quel rôle et quel projet pour les territoires locaux aujourd’hui face à l’urgence, et demain face au défi de la cohésion sociale et territoriale ? La lutte contre les pauvretés et les inégalités peut-elle redonner du sens aux projets de territoires ? Les contrats de relance et de transition écologique peuvent-ils privilégier l‘investissement humain et mettre la dignité de chacun au cœur des dynamiques de projet ? 

Nous partagerons nos réflexions et nos expériences au cours de ce nouveau rendez-vous mensuel des jeudis du développement local avec des territoires et des acteurs impliqués. Ils s’organisent, coopèrent et portent des initiatives concrètes qu’ils pourront présenter. Comme illustration des possibles. Motivations, synergies entre acteurs, capacités d’agir des plus pauvres, créativité des territoires entreprenants, évaluation de l’impact sur les dynamiques locales, quels sont les chemins de réussite, là où les plans de pauvreté se succèdent sans modifier la réalité et l’augmentation des précarités.

Nos échanges seront introduits par Christophe Robert, délégué général de la fondation Abbé Pierre (sous réserve) et Pauline Leclère, responsable de la campagne « justice fiscale et inégalités à l’ONG Oxfam-France ainsi que par les témoignages de Dominique Brunel, Président de la LDH de Quimper et Jean Giambelli, directeur du CCAS de Bastia, et Didier Medori, préfecture de Corse qui portent l’initiative « Territoire zéro non-recours aux droits ».

26ème rapport sur l’état du mal logement de la fondation Abbé Pierre

Le rapport d’Oxfam France sur le virus des inégalités

14 janvier 2021

L’UNADEL et les réseaux régionaux du développement local souhaitent poursuivre l’organisation de ces temps de rencontre des acteurs du développement local, initiés à l’occasion du premier confinement (intégrer ici lien jeudis du confinement).

Alors que nous commençons à préparer le programme 2021 des jeudis, nous nous demandons ce que ces rencontres peuvent apporter d’utile et de spécifique pour notre réseau, en plein boom des webinaires et autres visio-conférences ? Quels sont les thèmes qui intéressent nos réseaux, nos adhérents, nos partenaires, nos amis ? Quels sont les formats les mieux adaptés ?

Comment résister à la tentation d’en faire toujours plus, alors même que nous portons les valeurs de la transition et avec elles notamment, le besoin de ralentir. Comment prendre le temps, collectivement, d’écouter et de s’écouter ?

10 décembre 2020

Que ce soit dans des groupes constitués (conseils citoyen, conseils de développement), à travers des modalités d’action (participation) ou en tant que porteurs de projet, les citoyen·ne·s agissent, veulent être entendu·e·s et dialoguer avec les instances publiques, voire contribuer à la construction de l’action publique locale et en être co-décideurs.

Or, élu·e·s et citoyen·ne·s n’ont pas toujours le même langage, la même culture de l’action, les mêmes contraintes, désirs ou envie, ou le même rapport au temps. Cela conditionne et affecte leurs capacités et leurs possibilités de dialoguer ensemble et de faire projet commun. 

  • Quels objectifs faut-il alors donner à ce travail commun ?
  • Y a-t-il des conditions favorisant l’engagement, les initiatives, le portage de projets et le pouvoir d’agir des citoyen·ne·s ?
  • Comment les professionnel·le·s du développement local peuvent travailler avec les citoyen·ne·s sans oublier celles et ceux qui sont souvent exclu·e·s, de droit ou de fait (les exilé·e·s, les plus précaires, les invisibles…) des politiques publiques ?  

Retrouvez ici le compte-rendu de cette séquence.

12 novembre 2020

La composition de l’ingénierie de développement local varie, en espace urbain comme rural, au gré des difficultés des territoires, des centres d’intérêt des porteurs de projet mais aussi des politiques publiques, régionales ou nationales. 

Durant la dernière période (1990-2016), cette ingénierie a été majoritairement institutionnelle et portée par des acteurs publics (intercommunalités, pays…)  

On observe de plus en plus, l’émergence de collectifs militants et/ou entrepreneuriaux (tiers lieux, entrepreneuriat social et environnemental…,) qui s’invitent sur le terrain du développement local. Ancrés localement, ils souhaitent contribuer au développement du territoire. 

Quelles sont les spécificités de cette « tierce ingénierie » ? Y a-t-il des méthodes ou compétences particulières mises en œuvre ? 

Quels sont les maillages, quelles sont les synergies ou complémentarités possibles entre ces ingénieries locales ? À quelles conditions ? Pour quels bénéfices ?

Compte-rendu et vidéo à venir !

Jeudi 15 octobre 2020

L’humanité traverse une crise écologique sans précédent. Cette crise a été rendue possible par la déconnexion de notre rapport au territoire et menace aujourd’hui directement nos conditions de vie. Tous les territoires en sont à la fois des victimes potentielles et des contributeurs. Pour se préparer à cette situation d’urgence, les concepts de résilience locale et de bio-région émergent dans le débat public. Ces concepts invitent à mettre en débat les questions d’autonomie, de relocalisation, de décentralisation et de communs et leur appropriation par les acteurs locaux peut permettre de donner du sens, une trajectoire pour donner envie d’agir.

Comment définir la résilience ? Peut-elle guider l’action locale pour répondre aux défis écologiques ? Comment le concept de bio-région permet-il de construire des territoires plus résilients ? Qu’apporte-t-il en plus à l’action publique locale ?

Nous vous proposons d’échanger sur ces sujets lors de la prochaine session des jeudis du développement local, le jeudi 15 octobre, de 10h à 11h45.

Trois intervenant·es apporteront leur regard sur le sujet :

  • Maële Giard, Doctorante en géographie, aménagement et urbanisme à l’Université Lumière Lyon-2
  • Solène Cordonnier, membre de La Traverse
  • Arnaud Vense, membre des Greniers d’Abondance.

Compte-rendu et vidéo à venir !

Jeudi 17 septembre 2020

Les défis sociétaux auxquels nous sommes confrontés ne peuvent trouver de réponse entière et pleinement satisfaisante dans les limites administratives de nos territoires et sans une prise en compte des territoires vécus par les habitant·es. Des coopérations interterritoriales semblent donc à la fois nécessaires et souhaitables.

Pour autant ces coopérations ne vont pas de soi. Comment coopérer ? Sur quels sujets ? Entre quelles structures ? Comment créer une relation de confiance où chaque territoire trouve un intérêt ? Quelle ingénierie d’animation des coopérations ?

Ce jeudi du développement local a permis d’approfondir ces questionnements sur la base du travail d’Écoute territoriale réalisé sur le sujet en 2019 par l’Unadel ainsi que deux témoignages :

  • Stéphane Loukianoff, DGA de la Communauté de Communes du Trièves (Isère)
  • Aurélie Ravier, en charge des dynamiques métropolitaines à l’Agence d’Urbanisme de Tours (Indre-et-Loire)

Rediffusion ci-dessous :

Jeudi 9 juillet 2020

La crise du Covid-19 a remis les inégalités invisibilisées de notre société sous une lumière crue. Un an après le mouvement des « gilets jaunes »,  elle révèle les impasses de notre modèle social peu adapté aux nouvelles formes de pauvreté, d’exclusion et d’isolement social.

Que l’on choisisse une approche territoriale, sociale ou de genre, la question des inégalités peut sembler inextricable. La situation sanitaire a cependant montré la capabilité des territoires et des citoyens à inventer des initiatives solidaires.

Comment faire perdurer ces solutions qui ont émergé de la crise ?

Le compte-rendu et la vidéo de la séquence “inégalités”

Jeudi 25 juin 2020

Séance 1 : Transitions et crises sanitaires-économiques-sociales : quelle prise en compte de la dimension systémique par le développement local ?

Les démarches de transitions font référence à des approches transversales, participatives, et coopératives. Plus largement, elles appellent à une prise en compte de la dimension systémique des projets pour répondre aux enjeux complexes auxquelles les territoires sont confrontés.
 
Cependant, ces dernières années, les réformes territoriales ont élargi les territoires et institué des modes de fonctionnement et de financement en silos, affaiblissant ces pratiques « vertueuses », à l’œuvre depuis longtemps dans le développement local (exemple des programmes Leader ou urbains) dont elles constituent le socle.
 
Aujourd’hui, sous les effets des crises (sanitaires, démocratiques, sociales, écologiques…), assiste-t-on à un retour en grâce d’une approche globale du développement local sous une forme « relookée » ? Quelle prise en compte des effets systémiques ? Comment l’ingénierie territoriale prend en compte les enjeux des transitions ?

« L’approche systémique » sera l’angle de réflexion de cette première séance avec Emmanuel Bertin, Directeur du Centre ressource du développement durable (CERDD) et Antoine Boutonné, Chargé de mission transitions économiques, à partir de la présentation d’un kit outil intitulé VISÉE360° (Vision Systémique et Externalités).

Le compte-rendu et la vidéo de la séquence “ingénierie systémique”

Jeudi 11 juin 2020

La crise du Covid 19 a porté un coup très dur au secteur touristique qui s’est retrouvé à l’arrêt pendant plus de 2 mois.
De nombreux acteurs ont été impactés nationalement (compagnies aériennes ou maritimes, agences de voyages…) ou sur les territoires (stations, hébergeurs, restaurateurs, prestataires d’activités, associations…). Par ailleurs, en arrêtant subitement les flux de voyageurs la crise a mis en évidence  l’impact du tourisme sur l’environnement et la prise de conscience de ses effets a été renforcée.Entre contraintes sanitaires et aspirations sociétales, l’année 2020 sera donc marquée par une forte relocalisation des circuits touristiques. Cela amène l’ensemble du secteur à réfléchir à son avenir immédiat et de plus long terme : quels impacts déjà perceptibles de la crise sur les pratiques des vacanciers et des professionnels ? Quelles innovations mises en place de façon volontaire ou contrainte par les professionnels ? Quelles interrogations et quelles tendances cela soulève ou renforce ? Cela va-t-il durer ?

Discussion avec Xavier Bouniol, directeur de l’Office Intercommunal du Pays de Fayence, Sophie Poudou, chargée du développement touristique et de la coopération transfrontalière Parc National du Mercantour, et d’autres intervenants (en cours de confirmation)

Le compte-rendu et la vidéo de la séquence “tourisme”

Jeudi 28 mai 2020

Après la crise, l’économie de demain sera-t-elle + sobre, + locale, + solidaire, + intégrée dans les défis des territoires en transition ?  Mythe ou réalité du futur ?

La crise sanitaire s’accompagne d’un blocage de l’économie sans précédent : crise de l’État-providence, récession et crise sociale annoncées, solidarité européenne en question … nous naviguons dans l’incertitude. Dans le même temps, à l’échelle locale, les circuits-courts et la solidarité se sont rapidement adaptés pour répondre aux besoins essentiels des populations confinées et laissent entrevoir ce que pourrait être notre société, après la transition.

Relocalisation, adaptation ou transformation ? Rupture ou remise en cause des marges d’un modèle dominant à l’origine des crises ? Comment construire une économie au service d’ambitions sociétales plus large que la simple recherche du profit ? Quelles pistes pour tirer les leçons de la crise sur nos territoires ?

Le compte-rendu et la vidéo de la séquence “économie”

Jeudi 14 mai 2020

Programmations annulées, établissements fermés, artistes et intermittents déstabilisés… la période de crise sanitaire que nous traversons est particulièrement éprouvante pour l’ensemble du secteur culturel. 

De nombreuses initiatives ont néanmoins fleuries pour que les citoyens puissent avoir un “accès à la culture”, notamment par le biais des outils numériques. Mais cet accès individualisé à la culture ne résout pas tout l’enjeu du “lien” par la culture qui restera entier malgré le déconfinement. 

Quelles tendances avez-vous repérées sur vos territoires ? Quelles initiatives avez-vous prises pour continuer à rassembler et partager autour de productions culturelles ? Quelles évolutions souhaitez vous voir advenir pour que la culture soit au cœur des enjeux de transition écologique et de transformation sociale aujourd’hui nécessaires ? 

Venez partager vos initiatives et aspirations (avec différents intervenants).

Le compte rendu de la séquence “Culture”

Jeudis 23 et 30 avril 2020

Nombreuses sont les personnalités qui invitent à saisir l’opportunité de cette période de crise sanitaire et de ralentissement de l’activité économique pour réinterroger nos priorités collectives (notre modèle) et les formes de solidarité. Dans un appel intitulé « Pour en finir avec l’impuissance, développons ensemble une fabrique des transitions territoriales », un ensemble d’acteur (Elus locaux, réseaux nationaux, professionnels du développement, universitaires, mouvements citoyens…) propose de créer une large alliance pour accélérer les transitions sur les territoires en tirant les leçons du confinement, à la fois comme remise en cause du « système de production mondialisée » et preuve de nos capacités collectives de mobilisation et d’engagement.
Que vous inspire une telle démarche ? Quels liens possibles avec vos pratiques sur votre territoire d’intervention ?

Face au grand intérêt que vous avez manifesté, nous avons organisé 3 séances afin de pouvoir contenter tout le monde :

RETROUVER les notes sous forme de carte mentale :

Avec Julian PERDRIGEAT (La fabrique des transitions) : (Notesjeudiconfinementlocal2342020.pdf (0.5MB) ) + vidéo

Avec Claude GRIVEL (président de l’UNADEL impliqué dans la fabrique ses transitions) : (Notesjeudiconfinementlocal23420202.pdf (57.4kB) ) + video

Avec Jean-François CARON (maire de Loos-en-Gohelle, initiateur de La fabrique des transitions) : (Notesjeudiconfinementlocal3042020.pdf (2.1MB) ) + vidéo

Jeudi 9 avril 2020

Le confinement “généralisé” bouscule, de manière inédite, nos quotidiens, contribuant notamment à entremêler vie privée et vie professionnelle. Comment traversez-vous, personnellement et professionnellement, la crise sanitaire actuelle ? Comment adaptez-vous vos façons de travailler pour rester acteur, continuer à faire réseau ? Quel est l’impact du confinement sur vos pratiques professionnelles et vos engagements ? Nos 3 réseaux vous invitent à une rencontre en ligne pour échanger, apprendre de la situation actuelle et commencer à penser l’après-crise ensemble.

Merci à l’ensemble des participant·e·s pour cet enrichissement mutuel !

Retrouvez ici la vidéo de cette session.


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Le peuple ne va plus voter, le peuple vote mal ! Faut-il changer le peuple ? – juin 2021

“Le pouvoir ne peut plus être descendant, surplombant. Il doit être un outil au service du mandat confié.”

Dans quelques jours, nous sommes invités à aller voter pour élire les conseillers départementaux et en même temps pour les conseillers régionaux. Ce n’est pas obligatoire mais c’est un devoir démocratique. Après les 2 tours des municipales séparés de 3 mois l’an dernier, on ne peut pas dire que cette campagne électorale se déroule dans de bonnes conditions cette année, précautions sanitaires imposant toujours un protocole spécifique. Cela ne facilitera certainement pas la participation annoncée exceptionnellement faible. Mais la Covid n’en sera pas la seule cause. La défiance vis-à-vis des gouvernants s’est durablement installée et la classe politique semble elle-même se méfier beaucoup du peuple. Il va bien falloir changer quelque chose pour redynamiser la démocratie. A défaut notre système démocratique pourrait bien finir dans le mur. Pour réconcilier le peuple, dans toute sa diversité, avec le vote, sans doute faudrait-il arrêter de transformer chaque échéance électorale en billard à 3 bandes, anticipant le coup d’après, c’est-à-dire l’élection suivante. Pourquoi voter cette année pour renouveler les exécutifs départementaux et régionaux puisque la présidentielle aura lieu dans moins d’un an ? C’est la seule élection qui vaille nous dit-on. On nous prédit même avec grande certitude qu’elle sera le remake de 2017. On pourrait presque faire l’économie du 1er tour. Ça arrangerait les électeurs qui n’auraient qu’à se déplacer qu’une seule fois… Tout cela n’est pas sérieux et conduit tout droit à un régime moins démocratique. Alors faut-il supprimer l’élection présidentielle au suffrage direct pour sortir enfin d’une survalorisation de la fonction suprême et redonner plus de pouvoir à un gouvernement qui gouverne, aux parlementaires qui le contrôlent et font la loi, ainsi qu’aux élus des territoires locaux qui les animent et adaptent les politiques publiques à la réalité et aux besoins du terrain ? 

Plutôt que de changer le peuple, changeons de regard sur la fonction politique, sur le rôle des élus et sur l’engagement citoyen. 

Le pouvoir ne peut plus être descendant, surplombant. Il doit être un outil au service du mandat confié. L’action sociale qui est la principale compétence des départements, doit être une grande cause nationale parce notre démocratie a tellement besoin de retisser les liens entre les générations et de donner toute leur place et leur chance aux enfants, aux familles, aux personnes ayant un handicap, à celles qui sont sans ressources et sans emploi… La mobilité et le développement économique, la définition d’une stratégie de développement économique, l’organisation des relations interrégionales et transfrontalières, c’est la responsabilité des régions et cela mérite plus qu’un débat sur la sécurité ou la justice qui sont des compétences régaliennes de l’Etat. 

Le soutien aux territoires locaux passe aussi par un engagement de ces grandes collectivités à défendre avec les communes et les intercommunalités, des services publics et les services au public, dans la proximité et la qualité. Cela suppose des moyens et une ingénierie dédiée. Cela suppose aussi un soutien à la créativité des territoires pour réduire la consommation d’énergie, pour lutter contre le réchauffement climatique et pour construire plus de justice sociale. 

Le Cercle pour l’Aménagement du Territoire (CPAT), partenaire de l’Unadel vient de publier les réflexions que j’ai rassemblées avec le concours d’administrateurs de notre réseau, sur ces questions qui sont au cœur des démarches de développement local. Vous retrouverez cette contribution dans les pages de cette lettre. 

L’Unadel a par ailleurs contribué à produire deux textes d’interpellation des candidats aux régionales. L’un produit sous le timbre du Parlement rural français, l’autre par le Pacte du pouvoir de vivre. Vous pourrez aussi en prendre connaissance ici. 

Ces différents textes peuvent être mis en débat dans nos instances, dans notre réseau. N’hésitez pas à nous faire part de vos réactions. 

L’assemblée générale de l’Unadel qui s’est déroulée le mois dernier a permis d’accueillir Chantal Jouanno, présidente de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Son intervention et l’échange avec les participants ont été d’une grande qualité. Après les promesses non tenues du Grand débat national proposé à la suite du mouvement des gilets jaunes, après les promesses déçues de la convention citoyenne pour le climat, après la marginalisation des corps intermédiaires et la maltraitance du monde associatif, comment reconstruire la confiance et une culture du débat dans ce pays, en amont de toute grande décision. Il s’agit bien de sortir de la conduite de la concertation sur des projets déjà décidés pour parvenir à la coconstruction des décisions qui préciseront les contours du projet à réaliser ou à abandonner. L’expérience de la République de Saillant, celle de la CNDP, celle des conseils de développement, des conseils citoyens et des conventions à l’initiative des régions, démontrent que la culture du débat se construit dans le dialogue permanent entre citoyens volontaires, citoyens experts d’usage ou experts techniciens et citoyens élus. C’est exigeant, cela suppose de la méthode, de la volonté et de l’humilité…mais cela permet de se retrouver sur une … « fréquence commune ». Comme l’indiquait très bien Tristan Réchid lors du dernier jeudi du développement local consacré à « la coopération à l’épreuve de la gouvernance », pour parvenir à associer les citoyens à cette coconstruction en coopération entre tous les acteurs, il est indispensable pour les équipes municipales, intercommunales, départementales ou régionales, d’être en capacité d’organiser la coopération dans leur propre fonctionnement au quotidien et pas seulement au sein de l’exécutif.

Nous aurons l’occasion de revenir sur ces questions prochainement sur la base des propositions que le Pacte du Pouvoir de Vivre fera en fin de mois et dont un des volets portera sur la démocratie.

Le paysage dans les contrats de relance et de transition écologique ?

Nous relayions bien volontiers l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le conseil général de l’écologie et du développement durable (CGEDD) qui propose aux territoires qui souhaitent investir la question paysagère de répondre à la sollicitation (voir plus loin). Les questions foncières, la gestion des terres agricoles, des espaces forestiers, l’artificialisation croissante des sols, les friches, les zones d’activités et d’habitat, pas un schéma d’aménagement, pas un plan local d’urbanisme qui ne soient confrontés aux questions de maîtrise publique des coûts, des usages, de l’évolution des équilibres entre espaces naturels et espaces aménagés, des espaces à préserver ou en souffrance. Le paysage donne de la couleur à ces espaces et construit le patrimoine immatériel des personnes qui y vivent et ou y travaillent. C’est aussi et surtout ce que nous possédons en commun sans en être propriétaire. Le paysage est donc ce bien précieux dont personne ne s’occupe vraiment, alors qu’il est composante essentielle du vivant sans lequel les espèces animales, végétales et humaines ne peuvent vivre en harmonie. Se saisir de la question du paysage en construisant un projet de territoire, c’est élargir son horizon et permettre coup sûr le décloisonnement des regards et des usages, à condition d’y associer tous les acteurs qui façonnent, protègent ou dégradent le paysage commun. 

Culture, création et coopération pour les transitions : Les prochaines journées des territoires se dérouleront en octobre à Nancy 

Pour agir ensemble dans les territoires et construire les transitions, la relance ne peut pas être qu’économique. La pandémie a mis en évidence que nous avions un urgent besoin de nous rencontrer et de retrouver l’essentiel. Le besoin de nature, de paysages, mais aussi le besoin de culture, de concerts, de théâtre, de lecture … sont devenus essentiels à notre équilibre de vie, à notre bonne santé.

La résilience des territoires et des hommes, passent par la créativité, par le rapport à la beauté, par le sensible. L’action culturelle, les métiers d’art inspirent et donnent de l’oxygène aux dynamiques de territoire. Les exemples sont nombreux. Nous aurons l’occasion d’ouvrir une porte sur ce monde de la culture et des métiers d’art lors de nos journées des territoires d’octobre (1/2 journée et 1 journée dans la période du 13 au 15 octobre, en même temps que le festival de Nancy Jazz pulsations). Ces journées se construisent malgré les difficultés liées à la Covid et aux échéances électorales, avec le concours local des collectivités territoriales, départementales et régionales, l’université et le Cerfav (centre européen de formations aux arts verriers) créé il y a 30 ans dans une véritable dynamique de territoire et dans la commune de Vannes le Châtel dont le maire de l’époque a été aussi l’année suivante, l’un des fondateurs et 1er président de l’Unadel. La culture c’est comme la santé. C’est le souffle de vie.

Claude Grivel – 14 juin 2021

Redonner du pouvoir de vivre et d’agir aux citoyens et aux territoires – mai 2021

“Réagir sans subir suppose une mobilisation de tous à tous les niveaux de responsabilité citoyenne et civique et à toutes les échelles de territoire.

Ces organisations agissent et coopèrent dans les territoires comme au niveau national et international. Les organisations du Pacte, dont l’UNADEL fait partie, portent ensemble la convergence des enjeux climatiques, écologiques, sociaux et démocratiques, pour en faire le cœur de chaque décision publique. 

Les territoires locaux et régionaux sont des espaces de vie. Ils peuvent être aussi des lieux de débat et le socle du pouvoir d’agir pour construire des transitions économiques, écologiques, sociales et culturelles. A condition que l’organisation et le fonctionnement de ces territoires soit aussi le creuset d’une gouvernance plus démocratique, plus collective, plus participative et plus en capacité de relever les défis de la crise sanitaire et des évènements climatiques qui témoignent d’une accélération du réchauffement.

Réagir sans subir suppose une mobilisation de tous à tous les niveaux de responsabilité citoyenne et civique et à toutes les échelles de territoire. 

Les périodes de crise donnent l’occasion de se poser collectivement les bonnes questions : prendre soin du vivant exige de revisiter le fonctionnement et la finalité de nos entreprises humaines. De quoi avons-nous besoin pour vivre ? A quoi tenons-nous ? Qu’est-ce que nous sommes prêts à abandonner, en tant qu’individu, en tant qu’être social, en tant que société du « nous » plutôt que du « je » ? Pourquoi ? Comment ?

Ré-enchanter une démocratie décentralisée

Les prochaines échéances électorales de juin 2021 donneront-elles l’occasion aux grandes collectivités territoriales (régions, départements) de s’inscrire dans une vision qui redonne du sens et du contenu à une République décentralisée et solidaire ? L’enjeu est de prendre plus et mieux en compte les aspirations individuelles et collectives des citoyens vivant et agissant dans un même territoire. 

C’est aussi l’occasion de coconstruire avec l’ensemble des acteurs locaux des projets de territoire ayant l’objectif de plus d’équité, de plus de solidarité entre les territoires. 

Aller voter c’est choisir sans blanc-seing. C’est choisir entre les programmes, les étiquettes, les hommes et les femmes qui sollicitent nos suffrages, celles et ceux qui s’engagent à donner du pouvoir de vivre et d’agir aux citoyens et aux territoires et à ré-enchanter une démocratie décentralisée capable de relever les défis écologiques, économiques et sociaux de ce siècle. C’est prendre sa part dans le collectif et c’est peser sur les décisions qui ont un impact sur la vie quotidienne. L’abstention n’est pas le vaccin dont nous avons besoin et construit la France du rejet. 

Claude Grivel – 8 mai 2021

Un pacte de gouvernance partagée, outil de coconstruction et de résilience – Novembre 2020

Selon l’expression de Nietzsche, « ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ».

Mais voilà ? Nous vivons à nouveau des temps où la mort nous surprend dans toute sa brutalité et ébranle beaucoup de nos certitudes. Les attentats meurtriers de Conflans Ste-Honorine et de Nice ajoutent de la sidération à l’anxiété réactivée par une nouvelle vague pandémique. 

Comment garder le contrôle sur sa vie quand on peut la perdre brutalement à la sortie d’un collège ou dans un lieu de culte ? Comment garder espoir dans une société qui étale son impuissance à faire face à un virus et laisse place à la spéculation boursière ? La production de vaccins risque plus surement d’enrichir la pharmaco chimie avant de protéger peut-être la population. 

Comment se prémunir du terrorisme sous toutes ses formes et des risques sanitaires, qui frappent aveuglément les plus faibles ? Notre planète est malade et nos gouvernants semblent bien impuissants. On ne les envie pas : trouver les bonnes réponses à des problèmes aussi massifs et aussi complexes n’est pas une sinécure. 

Pour autant, on pourrait attendre un positionnement plus humble et plus collectif. Les alertes sur l’état de santé du monde ne datent pas du printemps. Elles ont produit de beaux discours « la maison brûle et nous regardons ailleurs »« make our planet green again » et si peu d’actes forts et concrets. 

Comme le dit Eloi Laurent dans ses derniers travaux, il nous faut nous donner l’objectif d’une pleine santé comme on a pu souhaiter le plein emploi. Toutes les formes d’économie qui se sont imposées dans le monde l’ont rendu plus malade qu’il n’était. Il nous faut donc inventer de nouvelles pratiques de production et tendre vers le consommer moins et mieux, dans la proximité mais aussi dans le partage avec les populations les plus fragiles et les plus exposées aux risques.

Les périodes de crise sont les plus fécondes pour imaginer de nouvelles dynamiques et libérer la créativité des individus et des territoires. Ne perdons pas de temps et osons. 

Les crises renforcent malheureusement souvent les centres de décision et les pouvoirs centralisés. Cette année 2020 attise les prises de conscience dans tous les milieux et accélérera peut-être les changements dont nous avons besoin. Les acteurs économiques et les agriculteurs, souvent remis en cause dans leurs pratiques, démontrent au quotidien leur capacité à évoluer et à s’adapter. On ne fera pas sans eux mais avec eux. Ils ne feront pas sans nous, les consom’acteurs. 

Les maires viennent de démontrer, parfois dans la désobéissance, qu’ils n’acceptaient pas que les mesures d’accompagnement du confinement renforcent les discriminations entre la grande distribution et les petits commerces de centre-ville. C’est une nouvelle alerte en direction du pouvoir central qui ne peut pas faire sans eux. 

Certes il faut s’unir pour faire face à la pandémie, mais cela suppose d’associer toutes les parties prenantes aux décisions. Comment imaginer faire face aux crises sans mobiliser une cellule ad hoc ? Mais quelques ministres et quelques scientifiques avisés prendront toujours, sous la pression médiatique, des décisions infantilisantes, y compris pour le parlement, peu adaptées à la spécificité des territoires locaux. 

Faisons confiance à la créativité des citoyens et écoutons la voix des territoires. Ils ne demandent qu’à être respectés et responsabilisés. Ils doivent être partie prenante des décisions. Les acteurs du développement local doivent être codécideurs des solutions à mettre en œuvre. Ils veulent croire à la vie. Ils sont dans l’action réparatrice et fondatrice. Peu importe le cadre législatif. La résistance se construit parfois dans la désobéissance et les minorités d’hier deviennent les majorités de demain. 

Parce que les situations traumatiques permettent plus d’empathie, plus d’ouverture aux autres, plus de tolérance … nous pouvons souhaiter qu’à toutes les échelles de l’organisation territoriale, les services de l’Etat et les élus des territoires sachent mobiliser des cellules de crise ouverte à la représentation citoyenne dans la cadre d’un pacte de gouvernance partagée. Les solutions ne sont pas ailleurs, Nous sommes les solutions. 

Abdennour Bidar cite cette phrase de Michel Dinet, fondateur de l’Unadel, dans son « Plaidoyer pour la fraternité » (Albin Michel 2015) 

“Pour réenchanter la société, le pouvoir doit être animé par l’ambition d’encourager, d’alimenter la capacité à faire des citoyens.”

Pour rappel, les intercommunalités doivent mettre en place un pacte de gouvernance dans les 6 mois suivant leur installation. Il n’est pas interdit de rappeler aux nouveaux élus qu’ils peuvent en profiter pour s’adjoindre des compétences externes et pas seulement en faisant appel à des bureaux d’études. La 1ère richesse des territoires, ce sont les habitants qui y vivent et y agissent, qui portent des projets, qui contribuent à l’éducation populaire et à l’émancipation individuelle et collective. 

Claude Grivel – 8 novembre 2020

Agir sans subir pour pouvoir réagir et sortir plus fort de la crise – juillet 2020

Nous venons de vivre une période très singulière. Nous le devons certes à un petit virus, mais aussi aux modes de vie, de consommation, de circulation des biens et des personnes.

D’aucuns prédisent que la mondialisation et la financiarisation de l’économie nous mènent dans le mur. D’autres prédisent le grand effondrement avec l’accélération du réchauffement climatique.

Pourtant personne n’imaginait que l’économie puisse s’arrêter du jour au lendemain, que les écoles pourraient fermer pendant plusieurs mois et que les français accepteraient d’organiser leur vie en respectant massivement le confinement et en appliquant le principe de précaution dans les gestes de la vie quotidienne.

En un mot la capacité résiliente des personnes et des territoires s’est manifestée comme une heureuse surprise. Et la société a semblé se réconcilier avec la lenteur et avec la nature. Les ruralités en sortent ragaillardies et les réalités métropolitaines moins attractives.

Mais l’engagement dans la relance économique peut réanimer très vite le monde d’avant si nous ne choisissions pas délibérément les voies de la transition. La question de la conditionnalité des aides publiques refait surface sans pour autant avoir inspiré les premières mesures gouvernementales.

Nous ne manquons pas d’idées ou de propositions pour jalonner le nouveau chemin que devrait emprunter les politiques publiques. Les mots, les méthodes, les outils du développement local sont désormais entrés avec ceux de l’écologie et de la transformation sociale, dans le langage politique ; parfois aussi dans celui des médias quand le coronavirus laisse un peu d’espace.

Pour autant les incantations et les belles intentions ne suffisent pas à provoquer le changement dans le réel. Or le réel c’est ce que vivent et surtout ce que ressentent les habitants confrontés au quotidien. Le virus n’est pas la seule cause de la désaffection des urnes. La participation aux élections locales n’a jamais été aussi faible et c’est une alerte de plus.

Comment réconcilier l’individu avec le collectif, le citoyen avec le politique et l’élu avec la société pour aspirer à pouvoir remplacer un jour le produit intérieur brut par l’indice du bonheur brut ?

Les plans de performance comptables et financiers générateurs de délocalisation et de disparition des services publics doivent laisser place à des contrats de transformation sociale, voire sociétale.

Un ministre de la ruralité à côté de celui de la Ville (souhaité par nos amis des nouvelles ruralités), ne suffira pas. L’engagement doit être pris de construire à toutes les échelles, une gouvernance de l’interactivité des acteurs et des territoires pour animer des démarches de projet. Tout en haut des priorités : la culture, la santé, l’éducation et la formation avec la solidarité et la justice. Investir dans l’humain et dans les liens d’abord. C’est le socle d’une nouvelle économie plus écologique, plus utile, plus redistributive, plus au service de la construction de solutions pour tous qu’à celui de l’accumulation pour quelques-uns.

L’Unadel est à la disposition des citoyens, des territoires et de leurs partenaires pour aider à faire valoir l’expertise de chacun comme élément de construction du projet commun.

Agir sans subir pour pouvoir réagir et sortir plus fort de la crise.

Bel été à tous

Claude Grivel

L’engagement individuel et collectif dans les territoires – mars 2020

A une semaine des élections municipales, quels constats ? La volonté d’engagement est toujours là même si il reste une minorité de communes sans candidats. Plus d’un million de personnes se présentent au suffrage universel dans les quelques 35 000 communes de notre pays.

Toutes les listes sont composées de citoyens mais cette fois elles sont nombreuses à se retrouver autour d’un projet plus participatif, plus collectif, plus volontairement engagé sur des valeurs communes et une conception de la gouvernance locale plus collective, plus en lien avec des électeurs acteurs.

Ce n’est pas forcément l’image renvoyée par les médias qui aiment parler des leaders et des couleurs politiques mais moins des projets et des méthodes.

Or il en est du projet municipal comme du développement local. Il y a besoin de mélange, de maturation d’un projet partagé, de rassemblement dans la respect de la diversité, d’un travail d’équipe qui révèle les qualités de chacun, d’une vision partagée de l’avenir souhaité qui ne fasse pas l’impasse sur les besoins de traiter les questions locales à la bonne échelle, dans l’intercommunalité et l’interactivité.  

C’est un engagement de 6 ans qui nécessitent des modes de faire qui rassemblent et développent la coopération autour de ce que l’on appelle aujourd’hui les communs, les services, les usages et le partage : ce qui fait lien et donne du sens à une communauté de vie.

C’est une formidable école de l’engagement pour participer au mieux vivre et faire ensemble dans la proximité qui relie aux autres et au monde, avec un double enjeu : l’urgence de prendre en compte la transition vers un autre modèle productif et d’autres modes de consommation plus respectueux de la santé des hommes et de la planète.

La question du sens de l’engagement individuel et collectif est posée :

Faire sa part avec un objectif commun. Se donner un but en sachant que la fin ne justifie jamais les moyens, mais que le chemin emprunté est aussi important que ce que vers quoi on essaie d’aller ensemble.

Pour donner envie sans éluder les questionnements, je vous propose quelques conseils de lecture extraits du livre « Vous avez dit développement local ? – Tome 2» (en cours de rédaction). A découvrir  dans cette newsletter le témoignage de Stéphane Loukianoff sur son expérience d’engagement en territoire rural (PACA et AURA) et celui de Kristell Juven qui travaille à Citoyens et Territoires Grand Est. Elle a la double expérience d’élue communale et communautaire.

Vous pourrez lire ces textes dans cette lettre de l’Unadel. Ils sont sous la responsabilité de leurs auteurs… et nous souhaitons pouvoir publier ainsi régulièrement les contributions d’adhérents ou de partenaires. N’hésitez pas à nous transmettre vos contributions ou réactions.

Claude Grivel


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